Exit l'innocence

 
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  • Fiche technique
  • Titre : Exit l'innocence
  • Auteur : Esther Croft
  • ISBN : 978-2-7644-4136-7
  • Éditeur : Québec Amérique
  • Année de publication : 2021
  • Nombre de pages : 120 pages
  • Niveau de difficulté : débutant
  • Public cible : 11 ans et plus
  • Genres : Nouvelles, Réaliste
  • Mots-clés : Adolescence, Famille, Disparition, Amitié, Passage
  • Liens externes :

    Une petite fille qui n’en peut plus d’attendre d’apprendre et qui se prépare un sac à dos en cachette de ses parents (et surtout de sa grande soeur), mémorise le trajet et part, seule, rejoindre cette classe dont elle rêve. Neuf années plus tard, c’est le pas lourd qu’elle va à l’école, ayant l’impression d’aller s’y enfermer. La « ferveur d’enfant s’est évaporée dans l’ennui de la répétition ».
    Trois amies s’observent dans le miroir. Sous leur regard perçant, des constats, oui, mais surtout des comparaisons. Pourquoi ne sont-elles pas plus comme l’une, comme l’autre ? Et pourtant, si elles s’écoutaient, elles entendraient que toutes s’envient à tour de rôle.
    Une adolescente n’en peut plus de cette pression scolaire. Et ce bulletin, si lourd au fond de son sac, si mauvais en comparaison des standards élevés de ses parents, ne peut que lui faire du mal.
    Des vacances familiales en Bretagne qui deviennent un champ de mines pour des parents et des enfants pris entre les deux.
    Une élève de troisième secondaire forcée de raconter, comme toujours, ses vacances de Noël dans un texte pour son cours de français. Mais la vérité n’est pas toujours rose et « on apprend vite à sortir ses plus beaux emballages pour déguiser une réalité pas toujours bonne à dire ».
    Enfin, elle peut aller passer la nuit chez sa marraine, dans cette famille si parfaite, avec ce couple si amoureux en comparaison de ses parents. Mais une fois la nuit tombée, il vaut mieux se mettre un oreiller sur la tête.
    Un exercice de théâtre qui dévoile plus que ce que ses participants auraient pu le croire.
    Elles sont trois autour du feu. Ninon, Chloé et Magali. Il y a eu le ruisseau, le badminton, le feu de camp. Elles portent les mêmes vêtements aussi, pour que tout soit pareil à l’an dernier. Sauf que l’an dernier, il y avait aussi Anaïs. Et que depuis qu’elle a disparu, cinq mois auparavant, sans laisser d’indices, sans laisser de traces, tout a changé.
Sophie a adoré ce livre

Une petite fille qui n’en peut plus d’attendre d’apprendre et qui se prépare un sac à dos en cachette de ses parents (et surtout de sa grande soeur), mémorise le trajet et part, seule, rejoindre cette classe dont elle rêve. Neuf années plus tard, c’est le pas lourd qu’elle va à l’école, ayant l’impression d’aller s’y enfermer. La « ferveur d’enfant s’est évaporée dans l’ennui de la répétition ».

Trois amies s’observent dans le miroir. Sous leur regard perçant, des constats, oui, mais surtout des comparaisons. Pourquoi ne sont-elles pas plus comme l’une, comme l’autre ? Et pourtant, si elles s’écoutaient, elles entendraient que toutes s’envient à tour de rôle.

Une adolescente n’en peut plus de cette pression scolaire. Et ce bulletin, si lourd au fond de son sac, si mauvais en comparaison des standards élevés de ses parents, ne peut que lui faire du mal.

Des vacances familiales en Bretagne qui deviennent un champ de mines pour des parents et des enfants pris entre les deux.

Une élève de troisième secondaire forcée de raconter, comme toujours, ses vacances de Noël dans un texte pour son cours de français. Mais la vérité n’est pas toujours rose et « on apprend vite à sortir ses plus beaux emballages pour déguiser une réalité pas toujours bonne à dire ».

Enfin, elle peut aller passer la nuit chez sa marraine, dans cette famille si parfaite, avec ce couple si amoureux en comparaison de ses parents. Mais une fois la nuit tombée, il vaut mieux se mettre un oreiller sur la tête.

Un exercice de théâtre qui dévoile plus que ce que ses participants auraient pu le croire.

Elles sont trois autour du feu. Ninon, Chloé et Magali. Il y a eu le ruisseau, le badminton, le feu de camp. Elles portent les mêmes vêtements aussi, pour que tout soit pareil à l’an dernier. Sauf que l’an dernier, il y avait aussi Anaïs. Et que depuis qu’elle a disparu, cinq mois auparavant, sans laisser d’indices, sans laisser de traces, tout a changé.

Avec ce court recueil présentant huit textes de formes différentes, Esther Croft parle de l’entrée dans l’adolescence, de famille, d’amitié, de désillusions avec une grande justesse. Pour tous les lecteurs.

L’avis de Sophie

« On n’aurait peut-être pas dû aller passer nos vacances sur les plages du débarquement. Je me doutais bien que de fouler le sol d’une ancienne guerre risquait d’en déclencher une autre. La planète est remplie de mines antipersonnelles : il vaudrait mieux s’en tenir loin. »

120 pages. Huit textes courts, plus des récits que des nouvelles, pour parler de ce délicat passage de l’enfance à l’adolescence qui est souvent accompagné d’une déchirure dans le voile qui donne cette impression à plusieurs que le monde est un endroit sécuritaire, un peu magique. Huit textes donc, qui abordent des thèmes divers, chaque fois avec une grande justesse, tant dans les personnages mis en scène que dans le ton. On sent que l’angle a été réfléchi, que l’écriture a été adaptée au propos. Ça ressort particulièrement dans « Les vois secrètes », écrit sous forme théâtrale en écho à ce qui est raconté, mais si c’est plus subtil ailleurs, c’est toujours présent, chaque récit étant livré dans une forme un peu différente, adaptée à son contenu. Et ça ne fait qu’amplifier la résonance.

En fait, j’ai eu un coup de coeur pour ce recueil (si bien nommé) qui met le doigt sur ces émotions, ces découvertes, ces stress liés à l’entrée dans l’adolescence. Que ce soit la dispararition de la joie associée à l’école, cet entrain qui disparait (on ne sait où) encore les premières années et la suite, l’éternelle insatisfaction devant son corps trop souvent amplifiée par la comparaison, la désillusion devant la séparation des parents, la bulle familiale qui éclate, cette impression qu’on doit mentir pour ne montrer que le beau alors que notre vie n’est pas toujours aussi parfaite, ce qu’Esther Croft met en scène fait chaque fois sonner une cloche. C’est juste, efficace, ressenti. Brillant !  

Merci aux éditions Québec Amérique pour le service de presse !

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 29 janvier 2021.

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Exit l'innocence
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Caroline Trottier (06.06.21 à 15 h 36)

Bonjour,
J'adore votre site qui me fournit une manne de suggestions dont je me sers à chaque année avec mes élèves. Un gros merci.
Petite coquille : mine antipersonnel est une locution donc ne s'accorde pas. Des mines antipersonnel.
Voilà pour la correction
Bonne continuation !

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