Icare a toujours été un peu différent. Éduqué par sa grand-mère sur la ferme de l’Atlantide où elle élève des moutons, il fait des réactions étranges quand ses émotions sont trop fortes. Mais ce n’est que lorsqu’un jour, pour se sortir d’un mauvais pas, il fait bouger magiquement une immense statue que sa grand-mère lui explique ce qui lui arrive : l’adolescent produit de l’« élektricité », comme les Élus grâce auxquels l’ile de l’Atlantide était autrefois le « joyau des mers ». Mais ceux-ci sont depuis disparus et ce pouvoir pourrait bien mener Icare à sa perte, comme sa mère avant lui, enlevée par l’armée de Neptune…
Inspirée de la mythologie grecque, cette bande dessinée fantastique parle de pouvoir, d’attirance, d’entraide et de mystère. Premier tome de ce qui deviendra une série, elle peut rejoindre tous les publics.
Sympathique lecture que celle-ci ! Difficile en 48 planches de faire très profond et innovant, donc on trace ici les grandes lignes du récit en utilisant quelques stéréotypes, notamment dans les liens entre les adolescent·es de l’ile, mais ça fonctionne très bien. Il y a en effet des petites touches d’humour (coucou à la terrible brebis) qui viennent dynamiser l’ensemble, sans compte l’attirance complexe qui relie Icare à Kalio, jeune fille mystérieuse. Et comme le scénario s’appuie vraiment, à l’instar de Percy Jackson, sur les codes et figures de la mythologie grecque, on se repère facilement. Attention, ce n’est pas daté non plus : les relations, les dynamiques et les dialogues sont très actuels, sans compter qu’il y a ici quand même un nombre impressionnant de péripéties et de scènes d’action !
Aux illustrations, le duo Kerascoët offre un cadre accrocheur, mais dans lequel j’aurais peut-être pris un peu plus de détails. Toutefois, je reconnais que ça fonctionne : on sent le mouvement, les expressions et les personnages sont mignons, ce qui encourage l’attachement.
Bref ? Un premier tome prometteur ! À suivre !
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