







Depuis que son père est mort dans un accident de travail, le narrateur est flippé, trouillard, stressé de tout, et il se sont toujours mal d’être celui qui a peur. Celui qui ne veut rien faire. Ce soir-là, sa mère le force à accompagner sa sœur dans une fête. Le narrateur s’ennuie, s’endort, et à son réveil, il s’aperçoit que sa sœur et lui ont dépassé le couvre-feu. C’est la panique. La solution de sa sœur ? Accepter un lift. Mais le narrateur sait que le gars qui leur propose de les ramener conduit dangereusement. En même temps, osera-t-il être encore celui qui a toujours peur ?
Cours, récit, psychologique, Flippé parle de ce qu’on attend des garçons, entre autres, et de notre capacité à accepter nos propres peurs. Très court, il est accessible à tous les lectorats.
J’ai terminé cette brève lecture en étant un peu indécise, incertaine de mon ressenti. Il y a des passages très forts dans ce court récit, au début notamment, alors que le narrateur se questionne sur sa nature, sur ce qui fait qu’il n’est pas « courageux » comme les autres, comme les autres voudraient qu’il le soit. Ça permet de s’interroger de façon très naturelle sur le concept de masculinité.
Toutefois, on reste trop longtemps dans cet état introspectif, voire on n’en sort pas. Tout ce qui se produit sert seulement à placer le narrateur face à la même situation, celle où il a peur, et ça devient redondant malgré le format très court de l’ensemble. Le party aurait pu servir de montée dramatique, révéler une nouvelle facette du personnage. Parce que la fin fonctionne bien, mais qu’elle ne résonne pas autant que si elle avait été préparée. Bref, j’en suis sortie avec l’impression que c’est un récit davantage écrit pour les médiateur·rices, par exemple les profs de français vu la matière à réflexion, que directement pour les ados…
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