







Attention, ce livre est le deuxième de cette série. Ne gâchez pas votre plaisir et commencez par le premier : Ce que j'aimerais trouver sur la plage.
« Qu’est ce que je fais ici ? »
Après avoir été déracinée de force, Charlotte a envie elle-même de changer d’air pour vivre de nouvelles aventures. Ayant été acceptée dans un stage de photos à Paris, l’adolescente s’envole vers le vieux continent en ayant hâte de s’ouvrir à l’inconnu… sans savoir qu’elle sera amenée à sortir plusieurs fois de sa zone de confort, tant dans son cours que dans les rencontres qu’elle fera. Et si cet été arc-en-ciel était vraiment ce dont elle avait besoin pour s’épanouir ?
« Toutes ces émotions
Ces envies
Ces désirs
C’est nouveau pour moi
Je ne venais pas à Paris
Pour vivre une comédie romantique »
Deuxième tome de cette série, Ce que j’aimerais trouver à Paris explore davantage la découverte de soi et propose une douce histoire d’amour dans un décor parisien exploré à coup de photographies. Pour tous et toutes.
J’avais déjà bien aimé le premier livre de cette série, notamment séduite par la justesse de Rhéa Dufresne pour rendre les émotions abordées, par exemple le déracinement forcé de son héroïne et la difficulté de créer des liens dans l’ailleurs. Je dois toutefois dire que ce deuxième tome est mon préféré des deux. En effet, le décor parisien a beau être souvent utilisé dans des récits, ici, le regard perçant et singulier de Charlotte le met en valeur d’une manière originale et, surtout, cette nouvelle aventure fait vivre de nombreuses émotions (brillamment décrites) à l’héroïne. L’histoire d’amour estivale, bien qu’attendue, est entre autres décrite avec pudeur et douceur et mène à une finale, ouverte, surprenante par rapport à ce qu’on lit habituellement.
Côté écriture, encore une fois, Rhéa Dufresne a tissé son histoire à travers une trame narrative accessible, qui ne fera pas peur même si la forme est différente. C’est le rythme dans l’écriture, mais aussi l’agencement des pages, l’ajout des photos, les différences dans la typographie qui créent la poésie, jamais les images compliquées. Par ailleurs, la sensibilité est à fleur de peau, tout comme l’héroïne qui se découvre dans ce Paris qui la confronte et la pousse parfois dans ses retranchements.
En bref ? Un très bon tome, une lecture brève, tendre sans être mièvre, qui dépayse et fait rêver tout en parlant d’émancipation et d’affirmation de soi à la fin de l’adolescence. Beau !
Le petit plus ? Les extraits de Charlie Brown en début de chapitre pour donner le ton. À la fois daté et mignon (et cette phrase : « mes anxiétés ont des inquiétudes » de Charlie Brown : du délice) !





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