28 jours ou l'éternité

 
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Sophie a aimé ce livre

Quand June arrive à Londres pour ces 28 jours, elle a avec elle de quoi écrire 28 lettres, une par année de vie, ainsi qu’une capsule de cyanure pour mettre fin à ses jours. Parce que si elle est là, c’est bien pour mourir. Mais Rome est remplie de vie. Il y a la logeuse et sa bonne humeur, une ado au chat perdu, une échoppe à redorer et lui, Angelo, celui qui se met en tête de faire découvrir la ville à June. Est-ce que ce sera suffisant pour la détourner de son projet ? Parce que la vie a beau être folle, à Rome, les fantômes de son passé ne sont pas prêts à se faire oublier…

Paru dans le format « un jour, une lettre », ce récit fait voyager son lectorat dans la ville de Rome, mais aussi dans le cœur de cette héroïne qui a vécu de multiples traumatismes. Psychologie, romance et résilience s’entremêlent dans cette histoire qui vise un public avisé.

L’avis de Sophie

Une lettre par jour, c’est un chouette concept. Il y a toutefois des livres de cette collection qui ont « besoin » des lettres pour être vraiment attirants, des histoires qui gagnent en intérêt grâce à ce découpage précis et qui pourraient sembler plus fades sans. Ce n’est pas le cas ici. Oui, le format apporte un petit plus, c’est indéniable, mais cette histoire est solide en elle-même : sa charge émotive se suffit amplement.

Dès le départ, avec cette idée de 28 jours avant la capsule de cyanure, on comprend que cette lecture sera particulière. Et Anouk Fillipi nous guide doucement à la rencontre de cette June et de son récit, de sa vie, de ses doutes, de ses abandons, de ses tourments, de ce qui la mène, là, dans cette ville, avec son désespoir en baluchon. Ça aurait pu être lourd, mais dans la balance il y a Rome et ses merveilles, les rencontres sur la place ainsi qu’Angelo et son charme un peu cliché (bien sûr, on ne s’en sortira pas, toute la partie « Italie » est clichée, mais il y a un bel équilibre avec les lettres). Toutefois, Angelo possède un bagage personnel particulier et lui aussi se fera surprendre.

Le seul bémol ? J’ai été perturbée au début (et tout au long en fait) par les répétitions créées par le fait de tout écrire en italien/anglais et traduire, par le besoin initial de la narratrice d’expliquer comment on prononce les mots. Oui, ça ancre l’Italie dans le texte, mais ça alourdit l’ensemble et ça ne me semblait pas nécessaire. Les descriptions et les décors nous font déjà voyager avec l’héroïne, pas besoin de plus !

Néanmoins, j’ai vraiment aimé cette histoire et j’ai été incapable de m’arrêter à une lettre par jour et j’ai tout lu à la suite, voyageant avec June et m’immergeant dans ses souvenirs, dans ses tergiversations. J’ai d’ailleurs fini en larmes, sachez-le. À vos risques et périls…  

Merci à Auzou pour le service de presse !

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 3 juin 2026.

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28 jours ou l'éternité
Anouk Filippini
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