



Quand leur boussole commence à devenir complètement folle et qu’ils tombent sur une auberge, en plein milieu du bois, les cinq amis pensent d’abord qu’ils ont de la chance : un abri pour se protéger du froid et de la sensation très malsaine qui les entoure, c’est inespéré ! Mais c’était avant de rencontrer la gardienne du lieu, celle qui leur annonce que l’un d’entre eux devra donner sa vie pour que les autres survivent…
Paru dans la collection Noire de la courte échelle, L’auberge du pendu offre une intrigue brève et dynamique qui parle d’amitié, de loyauté et de la valeur de la vie. Pour tous et toutes.
La première chose que je me suis dite en découvrant cette histoire, c’est que son potentiel était immense. Un peu comme avec Le manoir Hillcrest dans cette même collection. Cette idée de la bande d’amis qui doit choisir qui sacrifier (surtout qu’on parle de mort ici) entraine inévitablement une solide tension dramatique. Oui, le début est plus lent avec un prologue qui nous entraine dans le passé (ce qui aura du sens plus tard) et la rencontre du quintette principal, mais cette promesse de déchirements nous tient en haleine.
Seulement, voilà, le format est court pour l’ambition du récit. Parce qu’on manque de temps au départ pour bien connaitre les différents personnages, de distinguer leurs personnalités et de bien définir les liens qui les unissent. Ça fait en sorte que le choix semble moins dramatique (contrairement à Le matin de Neverworld, qui joue sur le même concept). Alexandre Côté-Fournier a voulu mettre l’emphase sur la peur et a misé sur l’action et la description de l’auberge qui tombe peu à peu en ruines, mais ça aurait pu être davantage poussé sur le plan psychologique.
Bref, le concept est chouette, la fin est intéressante aussi dans les questionnements qu’elle éveille, mais ce n’est pas mon préféré de la collection !
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