







La mère d’Irène a mis en place des règles très strictes : la jeune adolescente est interdite de piscine, ne doit pas se rendre près de la mer même si elle habite Marseille et, supposément pour sauver de l’eau, ne peut se laver qu’avec un gant de toilette. Mais quand un crabe surgit dans leur baignoire condamnée et qu’Irène décide de remplir le bain d’eau avant d’y plonger, la réalité apparait : Irène est une sirène. Une vraie de vraie.
Irène appartient même à une sororie de six, mais ça, elle ne découvrira que plus tard. Quand ses rêves révèleront la vérité, qu’elle choisira de se révolter et que, de leur côté, ses sœurs se lanceront à sa recherche…
Récit fantastique à la thématique environnementale très présente, ce récit éclaté dans sa forme parle de pollution des océans, des liens qui nous unissent et de l’importance des racines. Pour un lectorat intermédiaire.
En recherche d’un ovni littéraire ? En voici un ! Divisé en trois parties, ce roman qui donne voix à Irène, oui, narratrice ado plus classique, mais aussi aux murènes, poissons protectrices des sirènes, et à l’ensemble de la sororie par fragments, chacune des sœurs prenant la parole au fil du texte, Six sirènes est à la fois un récit psychologique sur l’importance des racines et un plaidoyer pour la protection des océans.
Sachez-le, ce que vous croyez connaitre sur les sirènes sera ici démonté, Agnès Maurès ayant un modèle bien à elle à nous présenter, des femmes de leur temps, d’ailleurs. C’est surtout à travers leurs yeux qu’on découvre les ravages de l’humanité sur les océans et c’est fait sans que ça sonne moralisateur et toujours avec un humour un peu déjanté qui fait qu’on s’amuse même si on s’indigne. D’ailleurs, si l’héroïne est Irène (et qu’elle est attachante), je pense que j’ai eu plus de plaisir dans les passages sous l’eau, peut-être parce que l’autrice rend particulièrement bien la complicité entre les sœurs et que le regard très sage des murènes qui les accompagnent et les surveillent est apaisant.
Notez quand même que le ton reste plus préadolescence, qu’ado, il faut le savoir, mais c’est un très sympathique récit d’apprentissage. À découvrir !
Le petit plus ? Le récit fait référence à plusieurs œuvres littéraires (il y a d’ailleurs une liste à la fin) et c’est chouette de les rencontrer ainsi, avec des résumés ou de courtes références qui donnent envie d’en connaitre plus !
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