







Il a suffi d’un changement dans ses habitudes, d’une arrivée précoce dans le cours de sciences pour que Louis remarque enfin Marie. Sauf que ses techniques classiques (réseaux sociaux, premiers contacts sur Snap) ne fonctionnent pas : Marie n’est nulle part en ligne. Comme si elle venait d’une autre époque. Comment faire alors pour l’approcher ?
Marie, elle, a parfois l’impression d’être un peu à part. Isolée des conversations virtuelles et des vidéos à la mode, elle est aussi assez timide dans ses cours. Mais les choses changent alors que deux garçons semblent tenter d’attirer son attention en même temps. Que se passe-t-il ? Sont-ils vraiment sincères ? À qui faire confiance ?
Douce romance pour jeunes adolescent·es (voire préados), Je voudrais te dire que tu m’intéresses (mais je ne sais pas comment) parle de contacts à l’ère du numérique, de compétition masculine et d’amour. Court et dynamisé par l’alternance de la narration, il convient à tous les niveaux de lecteur·rices.
J’aime beaucoup les romances qui permettent à leur lectorat de suivre les pensées des deux protagonistes. Ça permet de mieux comprendre les paroles et les gestes échangés, de voir comment se construit l’intérêt de chacun aussi. Ici, ça nous offre l’occasion de découvrir que Marie et Louis développent de l’intérêt l’un pour l’autre bien avant que le premier pas soit fait. Toutefois, le danger de cette division est le sentiment de répétition, ce qui se produit quand même un peu au départ avant que le rythme s’installe vraiment.
J’ai aimé le côté décalé de l’histoire avec cette absence de réseau du côté de Marie et l’autrice l’a bien expliqué (même si ce sujet aurait pu être creusé parce que ça offrait un angle dramatique intéressant). Le triangle amoureux qui se met en place ajoute aussi de la tension, et j’ai aimé comment Louis et Olivier faisaient preuve d’inventivité pour attirer l’attention de Marie (même si leurs efforts ne sont pas toujours récompensés!).
L’histoire en elle-même est donc chouette, néanmoins j’ai parfois eu l’impression que l’autrice ressentait le besoin d’expliquer aux lecteurs le mode de fonctionnement des ados (alors que le public cible est ado) tout en utilisant un vocabulaire plus adulte par moment ou encore des « refs » qui tombent à l’eau (par exemple, Edward ne veut surtout pas transformer Bella).
Bref ? Il y a quelques maladresses, mais ce roman propose tout de même une intrigue mignonne qui nous garde en haleine et pourrait rejoindre un lectorat de fin de primaire et de tout début de secondaire.
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