La fourmi rouge

 
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Quinze ans. Une mère morte lorsqu’elle avait huit ans. Un père taxidermiste qui va la reconduire à l’école dans une ouafmobile, une voiture transformée en chien avec deux grosses oreilles. Un physique hors standard et une difficulté à se lier aux autres ados de son âge. Un unique ami qui commence à sortir avec sa pire ennemie. Vania Strudel (et un nom terrible) n’a clairement pas une vie facile. Mais quand elle reçoit un mail anonyme au début de l’année scolaire l’enjoignant à prendre sa vie en mains et à cesser d’être une victime pour prendre le taureau par les cornes, Vania se dit qu’elle ne peut sans doute pas tomber plus bas. Alors peut-être faut-il oser s’affirmer et devenir une fourmi rouge au milieu des fourmis noires.

Avec ce roman à l’humour décapant, Émilie Chazerand parle de l’adolescence sous tous ses angles, d’amitié, de famille, de défi, de vérité. Écrit dans une langue soutenue, le roman convient aux lecteurs intermédiaires et avancés.

Mon avis

Il y a un très chouette éventail de personnages dysfonctionnels dans ce roman, à commencer par la narratrice elle-même. Émilie Chazerand a ainsi créé des personnages authentiques qui ont des travers auxquels on croit et auxquels on peut aussi facilement s’identifier. Heureusement, si Vania accumule les malchances, elle a aussi un caractère fort (et un sens de la répartie délectable) qui lui permet de survivre dans la jungle scolaire et de se relever les manches quand sa pire ennemie décide de lui rendre la vie infernale.

Comme d’autres l’ont mentionné, il y a un lien indéniable à faire avec le roman Les petites reines de Clémentine Beauvais, Vania n’ayant rien à envier à Mireille quant à l’utilisation des mots et du cynisme et les deux auteures traitant du rapport au corps et au regard des autres. Ici, l’héroïne a toutefois une difficulté à trouver la bonne réaction au moment opportun et tâtonne un peu plus dans sa vie, ce qui la rend d’autant plus attachante.

La plupart des commentaires des blogueurs sont dithyrambique sur ce roman et, si j’ai beaucoup aimé, je suis moins complètement enthousiaste parce que Vania fait une légère obsession sur les blagues scatologiques et que c’est parfois un tout petit peu trop appuyé, ce qui vient alourdir le récit. Je n’ai pas de soucis avec le langage cru et réel, mais la répétition n’est pas toujours nécessaire.

Néanmoins, ce roman reste un divertissement de grande qualité, un livre qui trouvera écho chez de nombreux lecteurs!


Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 28 septembre 2017.

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La fourmi rouge
Émilie Chazerand
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