Esprit critique... ou pas?

 
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26 juillet 2017

C’est un article de Julia Lupiot sur Vango qui m’a donné envie d’écrire ce billet. Quand elle a annoncé qu’elle n’avait pas trop aimé Vango de Timothée de Fombelle, je n’y croyais pas. Quoi?

Comment peut-on ne pas aimer ce chef d’œuvre!? Et puis j’ai lu le texte dans lequel elle explique point par point (et très bien), les raisons de son hésitation. Et même si l’histoire est loin dans mon esprit, je ne pouvais pas être en désaccord. Ce qu’elle soulève est pertinent, par exemple le fait que les personnages féminins ne sont là qu’en lien avec les hommes, jamais pour elles-mêmes. C’est le genre d’élément que j’aurais relevé dans un autre roman et pour lequel je me serais indignée.

Le problème, c’est que parfois mon esprit critique part en vacances…

Tout se joue dans les trente premières pages (environ). Si je « plonge» dans le livre, alors toute ma lecture se passe « en apnée ». Je fais partie de l’aventure et je n’ai pas de recul.

Du moins, beaucoup moins. Il arrive parfois (comme avec Pax) que je prenne conscience que je suis en train de lire un chef d’œuvre et que je ralentisse volontairement le rythme de lecture pour savourer et garder des notes, des citations. Cependant, la plupart du temps, il s’agit de récits bien rythmé avec une accroche vraiment réussie où je déconnecte tout simplement mon cerveau pour partir avec les personnages. Ce qui fait qu’au moment d’écrire un billet, il me reste l’impression générale de joie, mais pas le sens critique. Du moins, si je suis parfois tout de même consciente de certains défauts dans l’écriture, tout mon billet est empreint du plaisir que j’ai ressenti au cours de la lecture et je suis nettement plus dans la douceur (par exemple avec l’Architective).

Par contre, si je reste hors du récit, si, pour une raison X ou Y, je n’ai pas sauté dans le train au départ et que je me contente de suivre (c’est le festival des métaphores…), alors j’ai une facilité à remarquer les défauts du livre. Les coquilles, les incohérences, les personnages trop vieux ou trop jeunes pour l’âge décrit, les temps morts.

Par ailleurs, cette position extérieure fait en sorte que je prends plus de temps à lire le livre. Donc, à cause de tout cela, je suis forcément plus critique. Et ça donne des billets où, même si je sais et que je mentionne que l’histoire est bien construite et peut rejoindre son public, j’énumère une série de problèmes (ce qui m’énerve parfois tellement j’aurais voulu aimer certains livres).

Bref, tout cela est une question de début, d’ambiance, de trouver le bon livre pour le bon moment. Est-ce que cela vous fait ça aussi?

Vous avez trouvé une faute ? Oui, j'en laisse parfois passer. N'hésitez pas à me la signaler à sophiefaitparfoisdesfautes@sophielit.ca et je la corrigerai ! Merci et bonne lecture ! :-)
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