Et ils meurent tous les deux à la fin

 
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Dans cette réalité, la société Death-Cast vous appelle à minuit le jour de votre mort. Rufus et Mateo reçoivent tous les deux cet appel la même nuit. Alors que le deuxième se retrouve seul suite à une escalade de violence, Mateo est seul à la maison, son père étant plongé dans le coma à l’hôpital. C’est ainsi qu’ils se retrouvent tous les deux sur l’application du Dernier ami et font connaissance. S’ils ont tous les deux des personnalités très différentes, la mort prochaine les lie. Et ils passeront cette dernière journée ensemble. Mais peut-on vraiment se préparer à mourir?

« Est-ce qu’on va mourir parce qu’on s’est rencontré? »

Bien qu’il y ait de l’action dans ce récit, c’est davantage une histoire philosophique que nous raconte Adam Silvera avec un kaléidoscope de points de vue. Ceux de Mateo et Rufus, oui, mais aussi ceux de personnages qui croisent leur chemin et apportent un nouvel éclairage sur ce qui se produit au cours de cette journée fatidique. Pour lecteurs intermédiaires et avancés.

Mon avis

« Je pense sincèrement qu’on devrait commencer à vivre notre vie le plus tôt possible. » C’est ce qu’écrit Adam Silvera en préface à ce roman et c’est l’impression qui reste une fois qu’on termine le récit. Parce que personne ne nous appellera pour nous avertir de la fin imminente comme c’est le cas ici avec cette société dont on ne sait finalement pas grand-chose, si ce n’est qu’elle ne se trompe jamais (et que ceux qui y travaillent ont vraiment un sale boulot).

C’est le type de roman qui vous bouleverse ou vous laisse froid. C’est un récit étrange, assez lent, qui divertit, mais fait aussi émerger de nombreuses pensées. Devant le récit de Mateo et Rufus, difficile de ne pas penser à sa propre vie. Aux conséquences de nos actions. À notre façon bien à nous d’affronter notre vie. Les deux personnages sont en effet aux antipodes : l’un est peureux, a peur que sortir de son appartement le fasse mourir – tout comme d’y rester d’ailleurs –, l’autre est impulsif, intense, violent par moment. Mais leurs différences leur permettent justement de trouver un équilibre. Jusqu’à la fin… qu’on ne peut pas éviter. Le dernier quart est particulièrement émouvant. Il n’y a pas de magie, tout est annoncé dès le départ, mais… préparez des mouchoirs. 

Merci aux éditions Robert Laffont pour le roman et à Pierre-Alexandre Bonin pour sa révision du billet!

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 3 septembre 2018.

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Et ils meurent tous les deux à la fin
Adam Silvera
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