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Sophie a apprécié ce livre

Suite à la mort de son père, Alexis quitte son Saguenay natal pour déménager à Montréal avec sa mère. Pour lui, tout est nouveau : la vie en appartement, la faune éclectique de la ville avec ses squeegees et ses « gangs de rue », le travail de sa mère, chauffeuse d’autobus, la réalité de la vie des ruelles. Il y rencontre Ernerst, son mystérieux voisin d’en haut qui tape dans le plancher au milieu de la nuit, et Alice, jeune fille de son âge pour qui il développe rapidement un intérêt...

Abordant l’âge charnière entre primaire et secondaire ainsi que la perte de repères causée par un deuil et un déménagement, Geneviève Pettersen signe un scénario qui flirte avec le fantastique tout en étant bien ancré dans le quartier de Rosemont, à Montréal. Avec ses illustrations en noir et blanc, ses cases claires et expressives, François Vigneault a créé un visuel parfait pour le public cible, les lecteurs de 10 ans et plus.

Mon avis

Avec ce premier tome de ce qui deviendra une série, Geneviève Pettersen écrit un récit à la hauteur de son personnage principal, Alexis, 12 ans. C’est ainsi qu’elle touche à la fois à l’universel avec des thèmes comme le deuil (celui de la mère est d’ailleurs aussi très bien représenté et émouvant) et le déracinement, tout en restant bien ancrée dans les préoccupations du quotidien (le jus de prune au moment de l’annonce de la mort du père, le besoin de savoir si les dépanneurs de Montréal vendent les mêmes popsicles qu’à Chicoutimi, le téléphone « low bat » qui rend la communication difficile avec un ami).

On sent aussi toute la vie de ce quartier et de ses habitants qui n’y sont pas des étrangers les uns pour les autres. Et puis il y a cet aspect plus fantastique avec Ernest et ses mystères, son appartement qui sent le renfermé et ses réflexions étranges sur la mort du père d’Alexis.

Une bande dessinée étant toujours un travail d’équipe, l’apport de François Vigneault est important. Ce qui frappe d’abord, c’est l’omniprésence des détails que reconnaitront les Rosemontois, tant dans les représentations extérieures qu’intérieures des appartements. Avec un côté un peu « comic », les personnages sont quant à eux faciles à reconnaitre et expressifs. Finalement, le jeu des grisés avec des cases plus pâles quand on est dans les souvenirs ou les rêveries ajoute du dynamisme.

Vraiment, c’est un premier tome prometteur. À suivre… j’attends pour ma part impatiemment les premiers pas d’Alexis à l’école secondaire Père-Marquette !  


Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 14 janvier 2019.

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Geneviève Pettersen
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