Quand Vicky se réveille dans l’appartement de Sienne où elle est en voyage d’études pour un an, c’est d’abord son habillement qu’elle remarque : elle porte encore une chaussure, ses vêtements sont maculés de boue. Puis il y a le message sur le miroir de la salle de bain, « Dernière chance », la chemise pleine de sang sur le sol, l’absence de sa coloc, de son chargeur d’ordinateur, de son téléphone, la porte barrée, impossible à ouvrir de l’intérieur. Et la date. Parce que si ses derniers souvenirs remontent à samedi, Vicky ne s’est pas réveillée dimanche matin, mais bien mardi. Que s’est-il passé entre temps ? Alors qu’elle trouve un papier recouvert de phrases mystérieuses (et pourtant rédigées avec sa propre écriture), Vicky saisit qu’elle devra se lancer dans un véritable jeu de piste pour comprendre ce qui s’est produit entre samedi et mardi matin et échapper au danger qui rôde, forcément…
Avec Aquila, Ursula Poznanski signe un roman sombre et inquiétant où les mystères sont nombreux. Dense et assez long, il vise les lecteurs intermédiaires et avancés.
Difficile d’écrire un avis sur ce livre puisque je suis clairement mitigée. J’ai failli abandonner Aquila à plusieurs reprises au cours de ma lecture, mais je ne l’ai pas fait et j’ai été bien accrochée par la fin qui, bien que tirée par les cheveux, reste bien trouvée. En fait, j’ai beaucoup aimé le début, tout le mystère entourant l’absence de souvenirs et les éléments perturbants que Vicky trouve dans l’appartement (cette prémisse est particulièrement captivante)… et les cinquante dernières pages, quand les différents éléments se mettent en place et qu’on découvre toute l’ampleur de la folie d’un certain personnage.
Le problème, c’est qu’on se perd dans la quête de la jeune femme, il y a des répétitions, des digressions, et les longueurs si sont nombreuses qu’on finit par perdre un peu d’intérêt. Par ailleurs, les personnages manquent de substance (et sont parfois énervants) et l’autrice semble parfois faire apparaitre des indices de son chapeau. Bref, je ne suis pas convaincue… même si je sais que je pourrais donner envie à plein de gens de le lire, juste en racontant le début!
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