Peigner le feu

 
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L’arrivée au secondaire n’est pas facile. Tout serait tellement plus simple « si on […] donnait deux points dans le bulletin chaque fois qu’[on] ouvre une banane » ou « si [l]es devoirs pouvaient être d’attraper des ballons ». Mais la réalité est autre chose. La réalité, ce sont les cloches, la combinaison de cadenas à retenir, les notes, les regards des autres, le besoin de se définir dans un monde nouveau et d’apprivoiser celui que l’on devient.

La courte échelle relance sa collection Poésie avec deux nouveaux titres cet automne, dont celui-ci, qui vise un public de 11 ans et plus. Signé Jean-Christophe Réhel, ce recueil est écrit dans une langue accessible dont les associations créent des images qui parleront à tous ceux qui ont déjà vécu ou vivront l’arrivée au secondaire.

Mon avis

« Mon cœur n’est pas le même

Du lundi au vendredi

Le samedi il bat normalement

Le dimanche il regarde des vidéos sur Youtube. »

J’ai lu plusieurs romans poétiques ces derniers temps (Signé Poète X, Long way down, par exemple), prenant plaisir à lire des histoires fortes écrites grâce à un médium différent, une langue qui ne garde que l’essentiel pour percuter son lecteur.

Peigner le feu est différent. Ce n’est pas ici une histoire suivie (d’où le nom de « roman poétique » utilisé pour qualifier les deux autres livres), mais un vrai recueil de poésie, une suite d’images qui forment un tout, mais qui sont complètes dans leur individualité.

Avec beaucoup de doigté et d’authenticité, Jean-Christophe Réhel propose une suite d’incursions dans le quotidien un peu anxieux d’un élève de première secondaire qui découvre un nouveau monde et doit en apprendre les codes, les apprivoiser, les faire siens. Un adolescent bien de nos jours qui se questionne aussi sur le monde dans lequel il vit et sur la place qu’il y prend. Qui partage ses émotions comme son quotidien, au fil des cloches, de la première à la quatre-millième, et de tout ce qui entoure l’école. Et si ça ne forme pas une histoire continue, c’est un recueil accessible à ceux qui voudraient découvrir la force des mots et les ramifications de l’imagination, alors que le narrateur laisse libre cours à ses pensées pour fuir, un instant, le réel. Une poésie qui raconte le vrai et qui touche, à lire d'un coup ou par petites bouchées, pour savourer.

Ce billet parait dans le cadre de la rubrique « mercredis réservés ». La courte échelle a commandité cette critique tout en laissant son contenu complètement libre. Les avis de Sophielit.ca sont toujours personnels et une bonne critique ne peut s’acheter!  

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 2 octobre 2019.

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Peigner le feu
Jean-Christophe Réhel
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