Banale flambée dans ma cité

 
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Le silence a depuis toujours été le refuge de Mabataï. Tout comme la solitude, depuis la disparition de son meilleur ami. Mais un soir, il est témoin du meurtre de Samir, un dealeur, après une course poursuite au cours de laquelle il s’est retrouvé avec un paquet rempli de drogue dans les mains. Et quand la cité s’enflamme autour de la rumeur d’une bavure policière, que la sœur de Samir mène la charge et que les réseaux d’influence se recadrent dans les rues, Mabataï choisit plutôt de s’impliquer. À sa façon. Même si c’est dangereux et qu’il est conscient qu’entrer dans le jeu du dealeur le plus féroce des alentours, c’est forcément accepter de perdre. Mais Mabataï ne peut faire autrement. Parce qu’il a vu ce qui s’est passé. Et qu’il sait aussi que c’est une occasion unique de comprendre qui est ce fantôme revenu d’entre les morts…

Récit réaliste ancré dans l’univers sans pitié des cités, Une banale flambée dans ma cité joue sur les aspects toujours multiples d’une même situation. Pour un lectorat intermédiaire.

L’avis de Sophie

Citoyen impliqué auprès des jeunes, fin connaisseur des milieux qu’il dépeint, Mabrouck Rachedi signe une intrigue nuancée et humaine avec Banale flambée dans ma cité.

J’ai été interpelée par ce récit sur Tiktok, grâce à une vidéo de la maison d’édition et je ne regrette pas du tout cette lecture percutante. D’abord parce que Mabataï est un antihéros parfait, discret, mais tout de suite attachant dans sa narration, pris dans un monde dont il comprend les codes et les dangers et dont il tente de rester à distance en se murant dans le silence ainsi qu’en utilisant sa rapidité pour s’enfuir. Mais tout bascule lors d’une course-poursuite (une banale flambée pour certains) où Mabataï se retrouve témoin. Et complice ?

Le récit nous réserve quelques surprises intéressantes, éclairant d’un angle nouveau certains faits souvent rapportés dans ce genre de situation, et il est soutenu par une langue brute, accessible. Les phrases sont courtes, alignées avec la tension qui augmente au fil des chapitres quand Mabataï s’enfonce dans cet univers (plus nuancé que ce qu’on pourrait croire de prime abord) dont il percevait les contours sans tout comprendre. Et dont il ne pourra peut-être pas sortir comme il le pensait.

Le petit plus ? Autour de l’intrigue principale, j’ai beaucoup aimé les rencontres humaines, les liens qui se créent et se brisent, les histoires personnelles qui viennent donner de la texture au récit sans l’alourdir. Bien joué !  

Merci à Acte Sud pour le service de presse !

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 26 février 2024.

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Banale flambée dans ma cité
Mabrouck Rachedi
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