L'éveil du printemps

 
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Geneviève Bossé a aimé ce livre
Billet rédigé par Geneviève Bossé, passionnée de littérature

Ils sont cinq amis : Moritz, Wendla, Otto, Melchior ou Martha. Le premier éprouve des difficultés scolaires malgré tous les efforts. La deuxième, qui reçoit deux robes laides pour son anniversaire, ne comprend pas pour quelle raison on lui fait ce cadeau. Le troisième trouble sa mère en lui révélant son grand rêve. La quatrième se fait censurer par son enseignant lorsqu’elle prend la parole lors de son exposé oral. La cinquième, quant à elle, accumule des milliers de « likes » sur ses publications. Leur quotidien se croise, comme leurs peurs et leurs aspirations.

L’éveil du printemps (texte théâtral écrit par Frank Wedekind en 1891 et adapté par David Paquet) est divisé en quatre parties qui suivent les quatre saisons. Bien qu’elle ne compte que 92 pages, l’histoire présente de nombreux personnages qui peuvent rendre la lecture complexe. Quant aux thèmes abordés, il est à noter que la sexualité et le désir, entre autres, sont décrits sans filtre. Le livre s’adresse donc à un lectorat de 16 ans et plus.

L’avis de Geneviève

À mon avis, la lecture d’une pièce de théâtre se fait en deux temps. Une première lecture, où l’on fait connaissance avec les personnages, les lieux, les principaux sujets traités. Puis, une fois cette étape franchie, une deuxième lecture, où l’on s’attarde davantage aux propos, aux sentiments, aux nuances. Dans l’adaptation de David Paquet, c’est à grands coups d’émotions brutes qu’on suit la quête des cinq adolescents. Par leur soif de vérité, de liberté et d’authenticité, ils clament haut et fort ce dont ils ont besoin. Chacun.e à leur façon, ils nous partagent leurs envies, et ce, sans compromis, sans gants blancs ni dentelle. D’ailleurs, c’est ce qui fait la force de cette histoire. On plonge littéralement dans le vif du sujet, la sexualité et le désir. Plusieurs adolescents se retrouveront sans aucun doute chez Moritz, Wendla, Otto, Melchior ou Martha.

L’humour est bien présent et j’ai ri à quelques reprises. Toutefois, il est clair qu’il faut une bonne dose de maturité pour comprendre les inférences. Certains se demanderont : est-ce que l’humour peut côtoyer le drame et les questions existentielles? Pourquoi pas? David Paquet le maîtrise très bien.  

Merci à Leméac pour le service de presse!

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Geneviève Bossé le 12 mars 2024.
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L'éveil du printemps
David Paquet