







Quand Vi débarque à Arden High, elle n’a pas le temps de se poser de questions : elle est tout de suite entrainée de force dans l’organisation de la « Nuit des Rois et des Reines », un bal de rentrée sous le signe de la magie qui circule dans l’école. Ça tombe bien, pense-t-elle, elle qui a du mal à entamer cette nouvelle vie sans son frère jumeau. Toutefois, entre les comités, les jeux de réputation, les jalousies et son attirance pour Orsino (qui en aime une autre), elle risque vite de se retrouver un peu perdue…
Bande dessinée queer et fantastique qui fait des clins d’œil assumés à La nuit des rois de Shakespeare, La nuit des rois et des reines parle d’émancipation, d’attirance, d’affirmation de soi et d’art dans un récit rempli de quiproquos. Pour un lectorat intermédiaire.
Couleurs bubbly, ambiance queer, chassés-croisés amoureux, questionnements multiples, voilà autant d’ingrédients de cette intrigue qui reprend la structure ainsi que la mécanique du classique de Shakespeare tout en les modernisant.
Mais est-ce que ça fonctionne ? Oui et non. En fait, l’histoire se lit rapidement, les scènes s’enchainent, il y a juste assez de tension pour nous captiver et les illustrations sont expressives, attirantes. Toutefois, on sent qu’il y a deux têtes au scénario et tout ne s’imbrique pas facilement, donnant même parfois un aspect un peu confus à l’ensemble. C’est comme si on avait voulu mettre trop de couches (par exemple le côté « magique » du lycée qui n’emmène pas grand-chose dans ce premier tome) et que ça fait en sorte que ça enlève du relief à ce qui est le plus important.
Bref, j’ai été divertie, mais pas emballée !
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