







Aglaé entre en troisième secondaire avec un objectif très clair : surtout, ne pas laisser les autres découvrir sa particularité, celle qui a fait que sa mère a choisi de la garder à la maison jusque là. Toutefois, une mémoire aussi phénoménale est difficile à cacher. Surtout quand les mystères se multiplient à l’école et qu’elle se rapproche de plusieurs élèves. Comment ne pas leur révéler qu’elle remarque tous les petits détails… et comprend que plusieurs d’entre eux dissimulent des éléments pour le moins compromettants ?
Dans ce premier tome de la série La mémoire d’Aglaé, Marilou Addison met en place son héroïne et l’univers dans lequel elle évoluera en parlant de premiers contacts, de confiance en soi, de secrets, d’apparences et de trahison. Aéré, écrit dans une langue accessible, ce récit peut rejoindre tous les publics, dès la fin du primaire !
Marilou Addison n’en est pas à sa première série pour les préadolescent·es et cela se voit dans les codes de l’univers qu’elle met en place ici et dans sa façon de présenter son atypique héroïne. Rapidement, on sent la maturité d’Aglaé, tout comme sa fragilité : l’adolescente n’est pas habituée à côtoyer des jeunes de son âge et ça fait en sorte qu’elle a beau ne pas être naïve, elle peut plus facilement être surprise par les manœuvres de celles et ceux qui maitrisent les codes sociaux.
Je dois avouer qu’à un moment j’ai trouvé que l’ensemble visait un public un peu jeune (les thématiques restent légères et le vocabulaire fait parfois plus primaire que secondaire alors que les personnages sont supposés être en secondaire 3) et j’ai eu peur de m’ennuyer, mais c’était sans compter sur la structure particulière du livre. En effet, si on suit d’abord le point de vue d’Aglaé, on bascule ensuite vers celui de deux autres protagonistes, Mandy et Félix, ce qui permet de mieux comprendre ce qui s’est passé depuis le début de l’année et de découvrir les motivations derrière certaines actions. Oui, cela fait en sorte qu’il y a un peu de répétitions, mais ce n’est pas trop lourd, surtout que ça vient combler notre curiosité. Bref, si l’ensemble vise davantage pour moi un lectorat de fin primaire que de secondaire, la structure originale ainsi que la mémoire photogénique d’Aglaé en font une chouette lecture !
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