Martine à la plage

 
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Martine Racra a quinze ans, voue une passion aux fantômes qu’elle assouvit en les imaginant dans les recoins de ses lunettes et en leur parlant avec sa plaquette de Ouija et se découvre une flamme folle pour le nouveau voisin albinos, Gilbert Marcel. Celui-ci étant optométriste, la jeune fille trouve des façons diverses de faire baisser sa vue afin de le visiter le plus souvent possible à sa lunetterie. En outre, elle profite de l’été et du fait que les Marcel ont une piscine pour s’y pavaner en maillot de bain et tenter d’attirer l’attention de l’homme marié.

Basé sur la pièce de théâtre du même nom, ce roman graphique est un petit délire, du fantasme pur, celui d’une adolescente qui s’éprend de son voisin et s’imagine que cet amour est réciproque. L’amour imaginaire y est très charnel, l’auteur souhaitait traiter du thème de l’érotomanie,  et on sent l’héroïne entre la fille et la femme, naïve mais pleinement consciente de son corps. Les dessins de Luc Paradis viennent quant à eux donner un look un peu années 60, renforçant les références que fait déjà Martine à cette époque. Martine à la plage est accessible à tous les lecteurs car simple à lire, mais le thème visera peut-être plus ceux de 15 ans et plus.

Mon avis


J’ai trouvé ça… disons… déstabilisant. Pas désagréable du tout, seulement à côté de tout ce que je lis d’habitude. D’abord à cause de Martine en elle-même, une caricature de l’adolescente amoureuse que son auteur malmène un peu « Martine Racra oublie qu’elle a tendance à être conne ». Puis à cause du propos et de cette hésitation permanente entre la fille et la femme et le côté très charnel de son obsession. Martine écrit en effet des jeux de mots salés sur son réfrigérateur, mais va aussi jusqu’à voler les boxers de son voisin pour y mettre son nez et à imaginer que le savon de Gilbert devient du sperme. Intense, non? D’autant que cette conscience du corps valse avec une grande naïveté. En même temps, j’ai reconnu la « moi » adolescente dans certains des délires et j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre les tentatives de Martine pour se rapprocher de son albinos de voisin.

Le mélange des genres est aussi fort sympathique. Pièce de théâtre à l’origine, Martine à la plage conserve cette théâtralité dans les échanges de répliques et dans certaines descriptions des gestes de Martine faites à la 3e personne alors que la narration est avant tout au « je ».

En bref, c’est une expérience de lecture qui m’a sortie de ma zone de confort, mais que j’ai beaucoup aimée, une œuvre à découvrir !

Et comme j’ai rencontré Simon Boulerice lors du lancement de la Journée mondiale du Livre et du Droit d’Auteur, il a accepté de nous parler un peu de son texte et des concepts qui l’ont inspiré! 



Si vous avez aimé, vous pourriez être tenté par Être un héros où Simon Boulerice a publié une nouvelle. 

Merci aux éditions La Mèche pour le roman!

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 10 avril 2012.

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Simon Boulerice
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