40 jours de nuit

 
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Sophie a apprécié ce livre

Survivant à peine à Londres où il est seul et pauvre, Jack décide de s’embarquer pour une expédition d’un an sur la calotte polaire avec quatre autres jeunes hommes. Malgré la défection de deux d’entre eux et l’avertissement très sérieux du capitaine qui les emmène, Jack, Gus et Algie se retrouvent à Gruhuken, un endroit complètement isolé. Mais alors que le soleil se couchera bientôt pour quatre mois, Jack commence à sentir qu’ils ne sont pas seuls sur cette étendue de terre désolée et qu’ils ne sont certainement pas les bienvenus…

Écrit sous la forme d’un journal de bord, ce roman se situe entre le récit d’aventures et l’histoire de peur. Si l’action est parfois lente, le décor du Grand Nord est très utile pour créer rapidement une ambiance sombre et oppressante qui pourrait accrocher facilement les lecteurs intermédiaires.

Mon avis

On m’a conseillé ce roman suite à ma lecture de 172 heures sur la Lune et je dois dire qu’ils ont bien l’ambiance de peur en commun. Cependant, alors que le roman norvégien nous entrainait dans l’espace et dans le futur, celui-ci propose une intrigue située en 1937 dans une zone peu explorée de notre globe. Dès le départ, on sent que l’auteure s’est solidement documentée sur l’environnement qu’elle utilise comme décor et cela donne de beaux passages descriptifs ou encore l’utilisation de détails quand vient le temps de parler de gestion du froid ou des chiens de traineaux.

Mais même s’il y a beaucoup de descriptions et de moments d’introspection, le format du journal les entrainant, dès l’arrivée à Gruhuken il y a une tension constante dans le récit et on sent qu’un drame se profile. Peu à peu, les explorateurs se retirent ou se blessent, si bien que le trio se retrouve en huis clos au milieu de ce désert de glace, lieu propice pour le danger. Et la mécanique fonctionne, la peur prenant tranquillement de plus en plus d’espace avec la disparition du soleil, jusqu’à la finale haute en couleurs. En outre, comme Michelle Paver a construit une histoire crédible, toujours à la limite entre la fabulation de l’esprit enfermé dans le noir et le véritable fantôme, le lecteur a tendance à y croire et à perdre pied en même temps que les personnages.

Si vous avez aimé, vous pourriez être tenté par 172 heures sur la Lune.

Merci à Black Moon pour le roman! 


Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 2 septembre 2013.

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40 jours de nuit
Michelle Paver
sur leslibraires.ca.

Si vous avez aimé, vous pourriez être tenté par...

172 heures sur la Lune
172 heures sur la Lune
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Grace  (19.02.24 à 12 h 33)

Il m’a donner des frissons! Juste génial!

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