Emma Kaufmann est citoyenne de la Basse République où l’austérité et la discipline font loi. La délation, la surveillance étatique et la faim sont de fidèles compagnons. La peur est constante, surtout pour Emma qui doit absolument cacher l’existence de son jeune frère autiste. Car en Basse République, le gouvernement se donne le droit de vie ou de mort sur ceux qui sont différents ou insoumis. Chaque soir, Emma risque sa vie en traversant la frontière pour travailler de l’Autre côté, en Haute République, afin d’aider sa famille.
Insoumise : au-delà du mur est le premier tome d’une trilogie annoncée et aborde les thèmes des liens familiaux, de la place du gouvernement et de la survie d’un peuple. Cette dystopie signée Mathilde Saint-Jean s’adresse aux lecteurs de 12 ans et plus avec un niveau de lecture intermédiaire.
Étant une amatrice de dystopies, j’ai eu l’occasion d’en lire plusieurs depuis quelques années et, malheureusement pour moi, peu de romans de ce genre réussissent à me surprendre encore. Ici encore, le titre et le résumé du livre m’ont donné une impression de déjà-vu, mais la véritable découverte de ce roman est l’écriture de la jeune auteure de 18 ans. Racontée d’une manière très lyrique et introspective avec peu de dialogues inutiles, son histoire au rythme lent emporte le lecteur. Si Mathilde Saint-Jean ne renouvelle pas le genre, elle instaure malgré tout un aura d’intemporalité à son récit qui pourrait avoir lieu après la Seconde Guerre mondiale dans une Europe ravagée ou dans un futur proche anonyme, du moins jusqu’à ce que son héroïne entame au piano une pièce musicale facilement reconnaissable qui permet au lecteur de se situer temporellement. Il n’en reste pas moins que ce récit a quelque chose de fascinant parce qu’il fait écho à un univers connu, possible, effrayant.
Bref, une dystopie qui ne casse rien, mais qui se lit bien et qui laisse suffisamment les lecteurs sur leur faim pour leur donner envie de lire la suite.
''avec peu de dialogues inutiles''
Ha, je respecte ton opinion mais sache que c'est tout simplement faux. Ce livre est bourréde passages inutiles et de descriptions surcompliqués sur, par exemple, l'haleine d'un garçon... Ce livre n'est pas mauvais mais je mentirais si je ne disais pas que je pourait enlever le tiers du livre et il serait cent fois meuilleur. Ce qui rend ce livre long et ennuyeux à lire.