Chrissie Jones vit avec son père pasteur, sa mère et ses deux frères à Sioux Falls, une petite ville du Dakota du Sud aux États-Unis. Si elle a été élevée dans un univers très croyant, Chrissie est critique sur cette foi qui régit sa vie et elle en parle un peu chaque jour à Emma, sa correspondante française, sa seule amie. Privée de télévision, de magazines, d’internet, de fréquentations, Chrissie est donc un peu naïve, parfaite tête de Turc pour les élèves de l’école publique qu’elle doit fréquenter.
Roman épistolaire, Dieu roule pour moi aborde les croyances de certaines communautés américaines, entre autres le thème de la pureté à l’adolescence. Assez lent, le roman s’adresse aux lecteurs intermédiaires et avancés.
C’est un roman qui promettait beaucoup, une incursion française dans un genre plus américain, dans une thématique plus américaine. J’ai cependant été déçue. Dominique Souton offre à ses lecteurs une visite intéressante dans un univers peu abordé en littérature jeunesse, avec les thèmes de « l’anneau de virginité » et du « bal de pureté », mais le tout reste assez superficiel et ne remplit pas ses promesses. Les pouvoirs dont il est question sur la couverture ne sont finalement qu’imaginaires et Chrissie reste très observatrice face à sa vie, donnant l’impression d’être un peu fade. Elle réagit à ce qui se passe et le raconte à Emma avec une plume parfois critique, mais elle n’évolue que selon les agissements des autres et ne prend pas d’initiative. Par ailleurs, la répétition de certains mots vient alourdir le récit. Par exemple, le « pauvre » ajouté à chaque fois que Chrissie parle de sa mère où le « foutu » qui se répète quand elle parle de ses frères sont agaçants pour le lecteur.
En bref? Un thème à explorer, mais une lecture décevante.
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