







Tout commence avec une lettre. Ou plutôt, non, tout débute quand la sœur de Lucas disparait mystérieusement alors qu’ils jouent à cachecache. Dix ans plus tard, au moment où il part à Londres pour tenter de changer de vie, de laisser ses souvenirs et sa culpabilité douloureuse derrière lui, Lucas reçoit une lettre. Anonyme. Dans laquelle on lui annonce que sa sœur est vivante, mais qu’elle va mourir dans 21 jours s’il ne tue pas quelqu’un pour la sauver. Et là, le véritable cauchemar commence…
Roman constitué de 21 enveloppes pour autant de lettres et de chapitres, 21 jours en enfer offre un thriller rempli de suspens et de retournements de situation qui parle de famille, de culpabilité et de vengeance. Complexifié par de nombreux aller-retour dans le passé, il vise un lectorat intermédiaire et avancé.
La maison d’édition Auzou s’est fait une spécialité d’offrir à son lectorat des œuvres « concepts » : les chapitres à découper chaque jour, les livres en forme de cœur, les enveloppes à ouvrir… et ça pourrait être juste du marketing, une façon d’attirer l’attention, mais souvent les histoires sont vraiment à la hauteur et c’est le cas ici.
Hervé Commère n’en est pas à ses premières armes et ça se ressent dans sa façon d’installer tout de suite un sentiment d’urgence et de le nourrir tout au long du récit avec des ajouts de plus en plus étranges, voire terrifiants tellement on sent que Lucas est surveillé, traqué, hyper proche de son harceleur. On craint pour son présent, mais on plonge avec lui dans ses souvenirs à la recherche de la clé de ce qui se produit et c’est assez malin. En fait, je vous avertis, bonne chance pour n’ouvrir qu’une seule lettre par jour !
Dans la veine du Roman maudit de Frank Thilliez, on est entrainé·es ici dans une histoire où les apparences peuvent être trompeuses et où le héros est baladé dans un sens puis dans l’autre avant de finalement comprendre… et de se retrouver pris au piège.
Addictif, bien dosé, captivant, visant un public assez mature vu les thématiques (et la présence de sexualité quoique ce n’est pas si explicite), ce récit pourra vous surprendre !





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