Le jour où je suis partie

 
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Sophie Sophie a aimé ce livre

Tidir vit à Souss, dans la campagne marocaine, au sein d’une famille traditionaliste où, grâce à l’exemple de sa tante, elle a espoir de pouvoir tracer son propre chemin. Toutefois, alors que ce père qu’elle ne voit jamais décide de la marier contre son gré, la jeune fille comprend que sa liberté est illusoire si elle ne se décide pas à en prendre réellement les commandes. C’est ainsi qu’elle part pour la capitale dans le but de participer à la marche des femmes le 8 mars, portée par la confiance qu’a sa tante en elle et par le deuil de sa meilleure amie, Illi, qui s’est enlevé la vie après avoir été mariée de force à son bourreau. Sur son chemin, elle sauve Lilian, un adolescent français qui l’aidera à son tour. Parce que même à la ville, les traditions ont la vie dure…

Avec l’histoire de Tidir, Charlotte Bousquet parle de la condition des femmes, mais aussi de l’inégalité sociale au Maroc. Ancré dans l’actualité, il s’adresse aux lecteurs intermédiaires et avancés.

Mon avis

Charlotte Bousquet poursuit sur sa lancée. Après Là où tombent les anges qui montraient la vie des femmes restées derrière les lignes durant la Première Guerre mondiale et Sang-de-lune, roman dystopique dans un monde où les femmes sont complètement soumises, elle offre ce roman qui s’interroge sur la place des femmes dans la société marocaine, qui montre les failles de la conciliation entre la tradition et la modernité.

Héroïne de ce roman initiatique, Tidir a une tante qui a su s’affirmer et elle a déjà eu espoir de pouvoir suivre ses traces, mais son retour à la réalité a été brutal. D’abord avec ce qui est arrivé à sa meilleure amie Illi, mariée à l’homme qui l’a violée pour épargner l’honneur de la famille, puis avec l’ombre de ce mariage obligé avec un homme qu’elle déteste. Toutefois, au lieu de se morfondre dans son chagrin, à l’instar des héroïnes fortes que l’auteure met en scène, Tidir décide de prendre sa vie en main.

Son cheminement est intéressant même si son sort est rapidement lié à celui de Lilian, qu’elle sauve dans une ruelle et qui s’attache à elle, l’entraine dans son cercle. Si j’ai aimé tout l’aspect de la différence entre les classes sociales qu’on découvre ainsi, c’est d’ailleurs choquant de voir comment elles persistent et comment les femmes des cercles plus pauvres sont considérées comme des objets, cette protection est un peu facile et moins crédible. Néanmoins, ne serait-ce que pour l’évolution de la pensée de Tidir au fil du roman et pour les solutions, l’éducation et l’expression, que Charlotte Bousquet met de l’avant, ce roman est nécessaire, ouvre les yeux, fait réfléchir.

Merci aux éditions Flammarion pour le roman et à Pierre-Alexandre Bonin pour la révision du billet!

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie Sophie le 21 février 2017.

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Le jour où je suis partie
Charlotte Bousquet
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