Long way down

 
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Le grand frère de Will est mort. Tué par balle. Et dans le quartier où règnent les gangs et le trafic de drogue, tout le monde le sait : quand quelqu’un est tué, il y a trois règles à suivre. Ne pas balancer. Ne pas pleurer. Et se venger. Et Will a bien l’intention de les respecter. C’est ainsi qu’il va chercher le fusil de son frère dans leur immeuble et prend l’ascenseur pour aller rendre justice. Mais entre les étages, certains de ses proches, pourtant morts, entrent dans la cabine pour discuter avec lui. Et personne n’en sortira indemne.

Long way down est un récit poétique qui se lit comme un slam et parle du cercle vicieux de la violence, mais aussi de la réalité des quartiers défavorisés et de l’amour familial. Mis en valeur par sa couverture, mais aussi par l’utilisation d’un papier en nuance de gris qui participe à l’ambiance, ce récit écrit dans une langue accessible peut rejoindre tous les publics.

Mon avis

Il y a d’abord l’histoire, forte, avec un Will complètement anéanti par la mort de son frère (lui qui a déjà perdu son père et tant d’autres connaissances), qui se raccroche à ce qu’il croit être son devoir : la vengeance. Mais sa descente dans l’ascenseur remettra en doutes les fondements mêmes de son existence, mettant à jour le cercle vicieux de la violence, sans tomber dans la morale, grâce à l’arrivée de ces personnages, tantôt doux, tantôt percutants.

« Ma mère ne cessait de me répéter :

Je sais que tu es jeune,

qu’il faut que tu sortes,

mais souviens-toi, quand

tu marches dans la nuit,

fais en sorte que la nuit

ne te piétine pas. »

Puis il y a la forme. D’abord la traduction d’Insa Sané, un maitre des mots, slameur français, qui arrive à si bien rendre le propos. Puis la forme des vers (certains plus poétiques que d’autres) qui élaguent l’histoire en ne gardant que sa substance, et encore cette idée de l’ascenseur et du rappel du temps qui passe avec le décompte des secondes, à peine une minute alors qu’il se déroule tant de choses dans ce huis clos. Moins d’une minute et pourtant, le temps s’étire le long de ces conversations percutantes. Bref, c’est un texte marquant qui montre que la poésie peut porter (et magnifier) tous les propos. Bravo.  

Merci à Milan pour le livre et à Pierre-Alexandre Bonin pour la révision du billet!

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 28 mai 2019.

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Long way down
Jason Reynolds
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