Moi aussi je sais voler

 
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  • Fiche technique
  • Titre : Moi aussi je sais voler
  • Auteur : Amy Reed
  • ISBN : 9782226443809
  • Éditeur : Albin Michel
  • Année de publication : 2021
  • Nombre de pages : 528 pages
  • Niveau de difficulté : intermédiaire
  • Public cible : 14 ans et plus
  • Genre : Inclassable
  • Mots-clés : Amitié, Amour, Famille, Surréalisme
Sophie a aimé ce livre

Billy et de Lydia fréquentent l’école secondaire de Fog Harbour, où règne une guerre intestine entre les clans puisqu’à la rentrée scolaire les écoles de Rome et Carthage ont fusionné. Il faut dire que les habitants de ces deux villes se détestent profondément suite à la publication d’une série de livres de fantasy qui les a montés les uns contre les autres. Habitant Rome, Billy est un garçon trop gentil forcé à la solitude, à l’école parce qu’il est à part, à la maison parce qu’il vit avec sa grand-mère, une femme d’un égoïsme impressionnant. Lydia, elle, vient de Rome, habitant la maison attenante au bar de son père. S’étant enfermée dans une muraille d’ironie et de solitude depuis la mort de sa mère, elle ne parle à personne et vit ses rêves seule, dans le secret. Pourtant, leurs chemins se croiseront et une amitié quasi fraternelle naitra entre ces deux êtres profondément blessés. Mais la vie est peuplée d’embuches. Une maison qui s’écroule peu à peu (et qui cherche à tuer ses habitants au passage), un oncle rockstar accro à l’héroïne qui se cache dans le grenier, du brouillard étrange, un roi fou qui prend des décisions aléatoires, des apparitions surprenantes de licornes et de dragons… bref, il faudra que Lydia et Billy s’accrochent pour surmonter les difficultés et ouvrir leurs ailes.

Après Nous, les filles de nulle part, Amy Reed entraine ses lecteurs complètement ailleurs, avec un roman qui parle toujours d’entraide et de solidarité, qui met aussi en scène des ados complexes et crédibles, mais qui s’ancre cette fois dans un univers surréaliste assez délirant.

L’avis de Sophie

Ouf. J’ai mis 200 pages à vraiment entrer dans cette histoire atypique, mais je pense que ça valait tout à fait le coup de m’accrocher. Il y a un peu de John Green (dans sa période Qui es-tu Alaska ?) dans ce roman qui joue avec la réalité tout en montrant comment deux ados paumés essaient de s’extirper de la lourdeur et de la pauvreté de leur coin de pays. C’est un monde très particulier (en plus de ce que j’ai mentionné dans le résumé, il y a une petite fille qui apparait à différents moments à Lydia, un voisin sectaire, un dealeur de drogue en manque de socialisation…) qui crée une impression de bazar et je me suis parfois demandé si c’était bien nécessaire et si ça ne déviait pas l’attention, mais ça a au moins le mérite de donner un côté très original à ce récit.

Il y a donc beaucoup d’éléments en périphérie de l’intrigue principale, mais c’est étonnamment fluide et la fin, sous ses airs de fin du monde, est absolument lumineuse. Les attentes étaient grandes après Nous, les filles de nulle part, et Amy Reed est déstabilisante avec ce récit qui est bien particulier, mais c’est définitivement une autrice à suivre, ne serait-ce que pour sa capacité à créer des personnages à multiples facettes dont la sensibilité, quoique parfois bien cachée sous des dehors un peu trashs, est puissante.

Le petit plus ? Mention spéciale aux différentes réalités féminines qu’Amy Reed met en lumière, par exemple quand Lydia utilise toutes ses économies pour un achat important et se demande comment elle va pouvoir se payer des tampons du mois. Oui, c’est une question qui est pertinente et un problème souvent tu, mais bien présent dans les milieux plus défavorisés !  

Merci aux éditions Albin Michel pour le service de presse !

Billet corrigé par Antidote 9 juste avant d'être publié par Sophie le 17 mars 2021.

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