Ma censure du jour...

 
Partagez sur Facebook Parlez-en sur Twitter

24 mars 2016

Je suis pour les livres qui parlent de sexualité aux adolescents, qu'ils portent sur les premières fois mignonnes ou moins réussies ou sur les agressions et les façons de s'en sortir, de dénoncer. Ces livres sont d'ailleurs un moyen de rejoindre les victimes, de les aider et ils sont nécessaires. 

Et pourtant, aujourd'hui, j'ai hésité à publier l'article de Kim, nouvelle collaboratrice, sur le roman Non c'est NON, publié dans la collection Tabou chez de Mortagne, non pas à cause du propos, mais de la couverture. Autant le choc qu'elle crée fonctionnera pour les plus vieux, ira chercher aussi le public qui en a besoin, autant je me sens mal à l'aise de la publier ici, sur un site qui s'adresse aussi au 16 ans et plus, mais qui est visité le plus souvent par des adolescents plus jeunes.  

Pourquoi j'ai senti le besoin de me justifier? Parce que je n'aime pas la censure. Parce que c'est la deuxième fois que je fais le coup aux éditions de Mortagne (et à Diana Bélice, qui aime bien les sujets difficiles). Et parce que je voulais que ceux qui en ont besoin sache que ce livre, très pertinent, existe

(Et parce que c'est jeudi, voici ma tête de censure...)

Vous avez trouvé une faute ? Oui, j'en laisse parfois passer. N'hésitez pas à me la signaler à sophiefaitparfoisdesfautes@sophielit.ca et je la corrigerai ! Merci et bonne lecture ! :-)
Parcourir les archives

Ajoutez votre voix à la conversation

Mélanie M. (24.03.16 à 19 h 32)

J'ai travaillé dans une école secondaire et maintenant dans une bibliothèque publique. L'image est forte et peu déranger certains (plus que probablement des parents et non les adolescents), mais personnellement je ne censurais pas. C'est une partie du livre, un peu comme pour nous, notre corps. Je crois qu'au contraire l'image parle d'elle-même et attire les jeunes. La censurer c'est censurer une partie du livre. On parle ici d’un livre au contenu littéraire dont le sujet est bien amené, documenté, objectif sans être moralisateur et dont l’image de la couverture reflète très bien ce dont il sera question.

L’image n’est ni vulgaire, ni obscène, ni vulgaire. Alors pourquoi censurer? Est-ce vraiment l’image qui dérange où le contenu qu’elle suggère? Je crois que là est la question.
Maryse  (24.03.16 à 22 h 23)

Parfaitement d'accord avec Mélanie M., certain que la couverture accroche mais ça fait parti aussi du marketing, vente du livre. En 2016, la censure n'a plus plus même signification que il y a 20 ans.
Marie-Josée (31.03.16 à 16 h 14)

Nous avons fait lire des extraits du livre à la sexologue de notre commission scolaire et elle a trouvé que le livre est de très mauvais goût, que la page couverture n'attira pas le bon public et que la description du viol, au lieu de servir le propos, pourrait plutôt donner des idées. Bref, chez nous, on n'a donné la consigne de ne pas l'acheter. Il y a des limites à vouloir tout dire. Il existe des ressources beaucoup plus pertinentes pour parler de viol.
Dïana (12.04.16 à 16 h 16)

En réponse à Marie-Josée, je pense que le roman devrait être lu dans son ensemble et non pas « par extrait ». Tiré hors de son contexte, il est facile de dire que c'est de mauvais goût et qu'on tente de donner des idées aux jeunes. Pourtant, il s'agit là d'une réalité vécue par plusieurs, tous les jours, au Québec. D’ailleurs, je pense sérieusement que les jeunes qui commettraient une agression sexuelle n’auraient nullement besoin d’un livre pour les inspirer…

Le roman est également appuyé par des professionnels réputés sérieux dans leur domaine, dont un pédiatre de l'hôpital Sainte-Justine qui oeuvre avec des victimes de viol et la directrice du Centre pour les victimes d'agression sexuelle de Montréal. Ils ont d’autant plus eu l'infinie gentillesse de rédiger un dossier complet sur la problématique. En somme, je pense que Non c'est NON peut être considéré comme une référence en matière d'agression sexuelle.

Nouveau commentaire

(ne sera pas affiché)
Votre commentaire :

Ce site aime la langue française, merci de ne pas trop la maltraiter dans votre commentaire.
ANTI-SPAM : Combien font 2-1, écrit en lettres ?
Réponse : (indice : entrez un chiffre inférieur à deux)
• • • •