Gagnants du Prix des libraires Jeunesse 2011

 
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18 septembre 2011

Pour voir la sélection 2012, c'est ici !

J'ai bien aimé la sélection finale que j'avais présentée ici et je dois dire que je suis aussi heureuse du résultat! Alors... roulement de tambours... Voici les gagnants dans la catégorie 12-17 ans!

Au Québec, c'est le très poétique La fille d'à côté de Linda Amyot qui remporte la palme. Comme Sophie M. de Lala Lit Lalère le disait cette semaine, c'est un livre qui se lit comme un long poème, un peu à la fois, de par sa densité et pour faire durer le plaisir! Linda Amyot avait d'ailleurs accordé une entrevue à Sophielit.ca pour parler de son livre et de sa passion pour l'écriture. À relire! 

Hors Québec, c'est mon coup de coeur personnel Vango qui gagne ! Un récit d'aventures qui prend ses assises sur l'Histoire et qui nous entraîne dans une histoire haletante, propulsée par la beauté de la plume de Thimothée de Fombelle. 

Pour l'occasion, la porte-parole Catherine Trudeau a accepté d'offrir une entrevue à Sophielit.ca pour faire découvrir sa passion pour la littérature jeunesse et ses coups de coeur! La voici: 

Pourquoi avoir accepté d’être la porte-parole du Prix des libraires Jeunesse? 

J’ai été porte-parole du Prix des libraires volet adultes pendant 5 ans. C’était naturel pour moi de glisser vers ce tout nouveau volet et de renouveler l’expérience en restant en quelque sorte en terrain connu. Je suis ainsi au parfum de tout ce qui se fait côté jeunesse et qui a attiré l’attention des libraires aguerris. Bien sûr je profite ainsi de la sélection pour faire découvrir de nouvelles lectures aux enfants près de moi et...à mon fiston de 3 ans !

À quel moment la littérature est entrée dans votre vie?

Très jeune, mes parents (eux-mêmes de grands lecteurs) nous ont toujours offert des livres, des albums, des bandes dessinées et plus tard; des romans. J’ai même entamé des études universitaires en Études françaises parce que la littérature et les grands courants littéraires me passionnaient.

Est-ce que quelqu’un en particulier vous a donné le goût de lire?

 Je dirais ma mère et mes grand-mères. Simplement en lisant elles-mêmes beaucoup et en laissant les livres accessibles, à portée de main dans des bibliothèques.  Ce qui fait que très jeune, j’ai eu accès à des recueils de poésie, des romans de Michel Tremblay et des livres de Félix Leclerc. Les romans et les livres sont ainsi devenus pour moi des possessions précieuses.

Que vous ont apporté les livres à l’adolescence? 

Un accompagnement. Profondément timide et assez solitaire, la lecture m’a offert une évasion. Surtout l’été où je pouvais passer plusieurs heures par jour à  dévorer des pages, surtout des romans de Stephen King et de Michel Tremblay. J’ai aussi lu Le Matou à cette époque. Avec la lecture, on est jamais seuls...

D’après vous, est-ce que la littérature jeunesse est importante? Pourquoi? 

Je dirais qu’elle est essentielle dans le développement de l’enfant ! Elle stimule l’imaginaire, permet un arrêt dans la folle routine, aide parents et enfants à vivre ensemble un moment privilégié et intime. La littérature jeunesse peut éveiller parents et enfants sur beaucoup de sujets parfois délicats: le deuil, la venue d’un autre enfant dans la famille, un déménagement, l’intimidation... Ainsi, elle peut devenir un outil précieux pour les parents. Tout cela en plus bien sûr d’amuser, de divertir et faire rêver... De plus, je crois fermement que si on est en contact tôt avec la littérature, ce besoin d’être accompagné par les images et les mots ne nous quittera jamais plus.
 
Pensez-vous que tous les sujets peuvent être traités en littérature jeunesse?

Je ne sais pas. Chose certaine, peu importe le sujet, qui plus est s’il est délicat, doit être abordé avec beaucoup de sensibilité. Je crois qu’il en tient beaucoup aux parents de guider les enfants suite à certaines lectures si on juge que des propos tenus dans le livre peuvent être mal interprétés.

Êtes-vous pour les adaptations cinématographiques des livres jeunesse?

Pourquoi pas ! Ça “matérialise” les héros des enfants, les rend plus accessibles pour eux. Cela dit, souvent les personnages naissent au petit écran ou au grand et sont ensuite jetés sur papier pour attiser la consommation... Mais pour moi peu importe,  tous les chemins mènent à l’amour de la lecture !

Vous avez déjà dit que vous auriez aimé enseigner la littérature. Quels genres de livres mettriez-vous au programme si on vous offrait ce genre de cours?

Les grands classiques. Je crois qu’on doit tous avoir lu Balzac, Rimbaud, Proust, Zola. Au moins un titre par grand auteur. C’est la plus grande richesse de mon passage en Études françaises, me replonger dans une autre époque via la littérature, voyager à peu de frais .  Je mettrais aussi au programme des pièces de théâtre parce que ça aussi c’est de la littérature !

Pensez-vous que l'on devrait privilégier les classiques aux livres jeunesse dans les écoles?

Je crois fermement que ça prend un mélange des deux; le passé, le présent, le connu, l’étranger. Il faut selon moi offrir la plus large palette, c’est ce qui permet ensuite de préciser nos goûts littéraires et surtout, d’être surpris, de nous mener en terrain inconnu qui peut-être nous séduira.  Au secondaire j’ai été attirée par La grosse femme d’à côté est enceinte, de Tremblay. Ce n’était pas une lecture obligatoire, mais ça trainait chez moi et personne ne m’a dissuadée de le lire en me disant que ça ne s’adressait pas à moi. J’ai eu une révélation pour cet auteur qui ne m’a jamais quittée...

Est-ce que vous avez aussi envie d’écrire à force de lire les mots des autres?

Ça m’arrive oui ! Je ne manque pas d’idées, mais souvent de souffle et de temps et surtout je ne crois pas avoir un talent d’auteure.
 
Rafale lecture !
 
Quel mot décrit le mieux votre relation avec les livres?

Impulsive ! J’aime rapidement un livre...ou pas. Aussi, je suis incapable d’acheter un seul roman à la librairie, j’en ressors toujours les bras pleins. Je me sens moins coupable qu’avant de quitter un roman qui ne m’embarque pas. La vie est trop courte !

Quel est votre livre préféré? 

Celui que j’ai lu le plus souvent: La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil de Sébastien Japrisot.  Un de mes préférés ? Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez.

Quel roman a marqué votre adolescence? 

La grosse femme d’à côté est enceinte de Michel Tremblay.

Quel est le livre sur votre table de chevet?

Le temps où nous chantions de Richard Powers

Dans quel endroit préférez-vous lire?

L’été, dans une chaise longue dehors, l’hiver, dans mon lit.

Si vous étiez un livre, lequel seriez-vous?

Un recueil de poésie. On peut le feuilleter à loisir, aucun ordre n’est vraiment établi, et surtout, il prend un sens autre au cours des différentes étapes de la vie...La poésie peut sembler rebutante et hermétique, mais si on se laisse tenter une seule fois...on ne peut que vouloir poursuivre l’aventure.
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Merci pour cette entrevue, Sophie! Elle est tout aussi pétillante dans ses mots que lorsqu'elle présente le prix des libraires

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